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Corps-Esprit

Anxiolytique, anti-depresseur, en prendre ou non ?

8 Janvier 2016 , Rédigé par Asclepiade Publié dans #A méditer

Anxiolytique, anti-depresseur, en prendre ou non ?

Une question qui revient souvent en consultation ou via le blog

Je suis fatigué, j'ai mal partout, je n'ai pas le moral, je suis fibromyalgique, spasmophile et mon médecin m'a prescrit un anxiolytique et/ou un antidépresseur !!

Je sens parfois chez le patient une forme de colère, de désespoir ou même de colère "j'ai mal !! c'est pas dans ma tête quand même !!"

Pendant longtemps j'ai été plutôt contre ce genre de médicaments car je voyais arrivé des personnes complètement shootées aux benzo

Je me souviens d'une patiente qui venait en taxi-ambulance, car incapable de prendre le volant, avec une prescription de plus de 15 cachetons par jour !

Faisons un peu le point .....

Il n'y a rien de plus terrible qu'une crise d'angoisse, elle vous laisse comme mort, et vous avez même frôlé la mort .... La mort symbolique car votre corps physique va plutôt bien au niveau médical mais quelque chose ne va pas très bien dans votre vie perso

Il n'y a rien de plus terrible qu'une dépression car même les plus beaux moments de votre vie deviennent fade, plat, gris ...

On peut reprocher des tas de choses à la médecine et à certains médecins, mais avouons le ... il a quelques minutes à vous consacrer, il n'est pas votre famille, même si c'est un médecin de famille, il n'est pas votre épouse, votre mari, votre patron, vos enfants...

Il est là pour agir au mieux et le plus rapidement possible, on pourrait lui reprocher qu'après il fait parti d'un système, un système de consommation .... Il retire les angoisses, vous retournez au boulot, vous consommez et la vie est belle

SI vous êtes tributaire de ce constat, vous êtes aussi responsable à un certain niveau de ce système.

Le plus compliqué est de savoir si vous avez "mal" car vous êtes dépressif, ou si vous êtes dépressif parce que vous avez mal ....Là il faut trouver un médecin qui arrive avec vous (ce point est important) à trouver le déclencheur, si les choses sont plus complexes l'aide d'un psychothérapeute peut être utile (par exemple on reproche souvent à notre conjoint (e) notre état alors que le problème est ailleurs.

Anxiolytiques, antidépresseurs sont-ils les nouveaux diables ?

Je ne le pense pas, ou plutôt je ne le pense plus ... ils sont là pour vous adapter un système complètement vérolé dont le but suprême est de vous faire consommer, et de vous rendre malheureux si vous ne consommez pas ... un système de frustration bien au point somme toute !

Un système également basé sur des valeurs parfois obsolètes ... le travail c'est la santé, se marier avoir 2 enfants, 2 voitures et une maison. Valeurs religieuses aussi ...

Mais depuis la nuit des temps, l'homme se drogue ... Gamin je me souviens d'un nombre impressionnant de bistrots à la sortie des usines, le travail était dur avec des conditions de sécurité parfois douteuses ... j'ai le souvenir d'un atelier dans ma ville que l'on appelait la boucherie .. C'est pour dire !

Et aux champs, le travail était dur également, on apprend parfois avec stupeur le nombre de litres (oui de litres !) de vin consommait par jour par exemple au moyen âge chez les paysans (par les hommes mais aussi les femmes)

Sous d'autres latitudes, la feuille de coca et autres substances illicites chez nous sont consommées également, soit pour justement "supporter" le travail ou dans certains rites initiatiques.

Bref chez nous le lexomil a remplacé l'alcool, en plus il est possible de conduire en ayant pris un benzo .... pas rassurant tout ça !!! Plutôt de fliquer les gamins au lycée pour le cannabis avec des tests salivaires, il serait intéressant de savoir combien de conducteurs conduisent sous l'emprise de psychotropes remboursés par la sécu !!!

Quand les utiliser ?

Tout simplement lorsque la zone rouge a été atteinte, plutôt de somatiser une maladie parce que votre couple va mal, votre boulot vous gonfle, votre enfance se rappelle trop souvent à vos mauvais souvenirs, lorsque vous avez perdu un proche, votre travail, etc ..

Quand et comment arrêter ?

Un antidépresseur et/ou un anxiolytique ne vous soignent pas et ne vous soignera jamais ....

Soyons clairs sur ce point, il s'agit de béquilles, vous avez certes le choix de boitiller toute votre vie, ou justement de prendre votre vie en main

S'il s'agit d'un deuil, vos proches, vos amis, ou un thérapeute sont là pour vous aider.

S'il s'agit d'une perte d'emploi ça peut être une façon de rebondir, de vous remettre en question, de changer complètement de cap .....

S'il s'agit de choses lourdes du passé, il existe de nombreuses techniques, de la TCC, en passant par la TRE, l'EFT, l'hypnose, la psychothérapie, idem pour une rupture amoureuse, un divorce, etc

Gardez à l'esprit que les défis de la vie sont là pour vous faire grandir, vous faire évoluer, ils ne sont pas là pour vous enfoncer même si vous en avez l'impression au début, et justement au début vous pouvez avoir recours à ces substances dont certaines ont plus de 50 ans (tiens justement au moment où l'on a tenté de diminuer la consommation d'alcool !)

Les douleurs physiques sont parfois liés à une forme de dépression cachée, à une anxiété chronique, les symptômes sont vastes : douleurs musculaires, hyper ou hypo tension, maux de tête, troubles digestifs, symptômes cardiaques, etc ...

Vous serez nombreux et nombreuses à me dire que ces symptômes peuvent être liés à des choses très physiques : intolérances alimentaires, toxines diverses, candidose, systémique, dysbiose etc ...

Je répondrais oui, et un grand OUI ... mais justement l anxiété, la dépression sont également une forme de saturation et/ou d'allergie, il est donc toujours pertinent de corriger son alimentation, de détoxiner les émonctoires, mais sans occulter l'aspect psycho-émotionnel.

A ce jour de nombreuses personnes poussent de plus en plus loin cette occultation en se lançant à corps perdu dans des techniques de soins parfois douteuses, ou dans des concepts qui restent ... des concepts, ils (elles) ne réalisent pas toujours qu'en voulant changer totalement leur alimentation, leur philosophie, leur religion, leur méthode de soins ... elles ne cherchent qu'à se changer elles même sans se poser la question s'il ne serait pas plus judicieux de changer ce qui les entourent.

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